RESTAURATION — FACTURE D’ÉNERGIE 2026
La facture d’électricité d’un restaurant est l’une des rares charges qui grossit en silence : les fours chauffent, les chambres froides tournent jour et nuit, et le contrat signé à l’ouverture n’est presque jamais revu. Résultat : en 2026, beaucoup de restaurateurs paient encore une puissance dont ils n’ont pas besoin, un prix du kWh qui ne correspond plus au marché, ou, en centre commercial, une électricité refacturée qu’ils n’ont jamais vérifiée.
Bonne nouvelle : la plupart de ces surcoûts se corrigent sans changer un seul équipement en cuisine. Voici les cinq leviers à vérifier, du plus simple au plus méconnu.
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Facture d’électricité d’un restaurant : où partent vraiment vos euros ?
L’énergie d’un restaurant se répartit entre le chauffage, l’eau chaude, le froid et la cuisson, avec un socle de consommation qui ne s’arrête jamais. Selon une enquête ADEME-ARENE sur les commerces de proximité, le chauffage pèse 26 % de l’énergie consommée, l’eau chaude 16 %, la production de froid 15 % et la cuisson 14 %. Chambres froides, armoires réfrigérées et vitrines tournent 24 heures sur 24, y compris le jour de fermeture.
La facture elle-même se décompose en trois blocs : la fourniture (le prix du kWh négocié avec le fournisseur), l’acheminement (le TURPE, fixé par la Commission de régulation de l’énergie et largement dépendant de la puissance souscrite) et les taxes. Chacun se pilote différemment.

5 à 7 %
du chiffre d’affaires
consacré à l’énergie, ordre de grandeur courant en restauration
15 %
de l’énergie part dans le froid
qui tourne 24h/24 — enquête ADEME-ARENE
≈ −22 %
sur le kWh en heures creuses
vs heures pleines, tarif bleu réglementé au 1er février 2026
Ce qu’il faut vérifier sur la facture d’électricité d’un restaurant
| Poste | Ce qui coûte souvent trop cher | Le levier |
|---|---|---|
| Puissance souscrite | Dimensionnée « au cas où » à l’ouverture, payée toute l’année | Recalage sur les pics réels + 10 à 15 % de marge |
| Option tarifaire | Option par défaut, sans lien avec vos horaires | Heures creuses si le froid et la plonge peuvent s’y décaler |
| Prix du kWh | Reconduction tacite au tarif du fournisseur | Remise en concurrence 3 à 6 mois avant l’échéance |
| Refacturation bailleur | Ligne « électricité » opaque dans les charges | Exiger relevés, factures et prix coûtant |
| Gaz de cuisson | Échéance décalée de celle de l’électricité | Aligner les deux contrats pour négocier le volume total |
Levier n°1 : votre puissance souscrite est-elle trop élevée ?
Souvent, oui : la puissance est réglée à l’ouverture pour ne jamais faire sauter le disjoncteur en plein service, puis plus jamais revue. Or l’abonnement et la part acheminement se paient sur cette puissance douze mois sur douze, même en août quand la salle est fermée. Au-delà de 36 kVA (tarif jaune, fréquent dès qu’un restaurant dépasse une cinquantaine de couverts), le contrat peut aussi être affiné par période tarifaire et par version d’utilisation du réseau.
La bonne méthode : récupérer vos courbes de charge auprès d’Enedis, repérer les pics réellement atteints, puis ajouter une marge de sécurité de 10 à 15 %. Un écart de 10 ou 15 kVA entre la puissance souscrite et le besoin réel, c’est plusieurs centaines d’euros par an qui partent sans contrepartie. Nous détaillons cette mécanique dans notre guide pour optimiser sa facture d’électricité professionnelle.
Levier n°2 : l’option heures creuses est-elle rentable pour un restaurant ?
Elle l’est si une part suffisante de votre consommation tombe réellement la nuit : au tarif bleu réglementé de février 2026, le kWh en heures creuses coûte environ 22 % de moins qu’en heures pleines. Le froid tourne la nuit de toute façon ; remontée en température des fours, cycles de lave-vaisselle ou production de glace peuvent souvent l’y rejoindre. À l’inverse, un restaurant qui concentre son activité le soir sans rien déplacer peut payer plus cher avec cette option. D’où l’intérêt de raisonner sur vos vraies courbes, pas sur une offre standard.
✓ Contrat calé sur votre activité
- Puissance ajustée aux pics réels du service
- Option tarifaire choisie d’après vos courbes de charge
- Prix du kWh remis en concurrence à chaque échéance
✕ Contrat signé à l’ouverture, jamais revu
- Puissance « au cas où », payée toute l’année
- Option tarifaire par défaut, sans lien avec vos horaires
- Reconduction tacite au prix du fournisseur

Levier n°3 : facture d’électricité d’un restaurant en centre commercial, que peut-on exiger du bailleur ?
Un restaurant locataire peut exiger que l’électricité refacturée par son bailleur le soit au prix coûtant, justificatifs à l’appui. C’est le cas que personne n’aborde : dans de nombreux centres et zones commerciales, le bailleur ou le gestionnaire du site paie l’électricité de l’ensemble, puis la refacture à chaque locataire à partir d’un compteur divisionnaire (un sous-compteur). Le restaurateur reçoit une ligne « électricité » dans ses charges, sans voir ni le prix du kWh, ni l’abonnement, ni le calcul de sa quote-part.
Ce que dit le droit. L’article L.331-1 du Code de l’énergie pose le principe du libre choix de son fournisseur d’électricité. Un bailleur ne peut pas revendre l’électricité avec une marge : il n’est pas fournisseur. En revanche, la refacturation au prix coûtant via un compteur divisionnaire reste possible en bail commercial, à condition d’être justifiée. Le tribunal judiciaire de Tours l’a rappelé le 16 octobre 2025 : refacturer le coût réel, factures du fournisseur à l’appui, n’est pas une revente.
Concrètement, vous êtes en droit de demander : le relevé de votre sous-compteur, les factures du fournisseur du bailleur, le prix du kWh appliqué et la méthode de répartition de l’abonnement. Si vous constatez une majoration, ou si votre bail le permet, la question d’un compteur et d’un contrat à votre nom mérite d’être posée. Chaque bail étant différent, faites relire la clause par votre conseil avant toute démarche.
Levier n°4 : faut-il aligner les échéances gaz et électricité ?
Oui, dès que le restaurant cuisine au gaz : deux contrats sur une même échéance permettent de mettre le volume total en concurrence d’un seul coup. Dans la pratique, ils sont souvent signés à des dates différentes, chez deux fournisseurs, et se renouvellent par reconduction tacite si personne ne réagit dans le délai prévu. Le bon moment pour s’y prendre se situe trois à six mois avant l’échéance, comme nous l’expliquons dans notre article sur l’intérêt de renouveler son contrat d’énergie avant l’hiver.
Levier n°5 : pourquoi déléguer la négociation à un courtier ?
Parce qu’entre deux services, peu de restaurateurs ont le temps de lire des courbes de charge ou de comparer dix offres, et que l’analyse ne leur coûte rien. C’est tout le rôle d’un courtier en énergie entreprise. PowerPact, courtier en énergie indépendant pour les PME et ETI, analyse gratuitement votre facture et vous rend un chiffrage sous 48h. Notre rémunération est une commission versée par le fournisseur retenu, intégrée au prix du MWh (de l’ordre de 0,5 à 3 €/MWh), et nous vous l’indiquons noir sur blanc. Pour comprendre ce modèle, lisez combien coûte un courtier en énergie pour une entreprise, et pour distinguer un intermédiaire sérieux, notre guide pour reconnaître un courtier en énergie fiable.
Questions fréquentes sur la facture d’électricité d’un restaurant
Quels sont les postes qui pèsent le plus dans l’énergie d’un restaurant ?
D’après l’enquête ADEME-ARENE sur les commerces de proximité, le chauffage représente 26 % de l’énergie consommée par un restaurant, l’eau chaude 16 %, le froid 15 % et la cuisson 14 %. Le froid a une particularité : il tourne 24h/24, ce qui le rend sensible au choix de l’option tarifaire. Au total, l’énergie pèse couramment 5 à 7 % du chiffre d’affaires.
Un restaurant en centre commercial peut-il choisir son fournisseur d’électricité ?
L’article L.331-1 du Code de l’énergie garantit le libre choix du fournisseur. Lorsque le bailleur refacture l’électricité via un sous-compteur, il doit le faire au prix coûtant, sans marge, et pouvoir le justifier par les factures de son propre fournisseur. La possibilité d’obtenir un contrat à votre nom dépend ensuite de l’installation et des clauses du bail : c’est le premier point à vérifier.
Quelle puissance souscrire pour un restaurant ?
Celle de vos pics réels, majorée de 10 à 15 % de marge, et non la somme théorique de tous vos équipements, qui ne fonctionnent jamais tous en même temps. Vos courbes de charge, disponibles auprès d’Enedis, permettent de la calculer précisément. Au-delà de 36 kVA, vous passez au tarif jaune, avec davantage de paramètres à optimiser.
Faire analyser la facture d’électricité d’un restaurant par un courtier coûte-t-il quelque chose ?
Non. Chez PowerPact, courtier en énergie indépendant pour les PME et ETI, l’analyse est gratuite, sans engagement, et rendue sous 48h. Si vous changez d’offre, le courtier est rémunéré par une commission du fournisseur retenu, intégrée au prix du MWh et annoncée à l’avance. Si vous ne changez rien, vous ne payez rien.
Comment ça se passe avec PowerPact
1
Envoyez votre dernière facture
Électricité et gaz. En centre commercial, joignez aussi le décompte de charges du bailleur.
2
Nous analysons puissance, option et prix
Puis nous mettons les fournisseurs en concurrence, sans mobiliser votre temps.
3
Vous recevez un chiffrage sous 48h
Clair, en euros par an, avec la commission indiquée. Vous décidez.
Votre restaurant paie-t-il trop cher son électricité ?
Puissance surdimensionnée, option tarifaire inadaptée, refacturation opaque en centre commercial : une seule facture suffit pour le savoir. L’analyse est gratuite, sans engagement, et le résultat vous parvient sous 48h.